Mon amour...

Mon amour...


Lui, c'est une personne ordinaire, un être parmi tant d'autres.Lui c'est le vice parfait, agréable à l'odorat comme un parfum. Il a un nombre incommensurable d'amis. Il est agréable comme le récit d'une fable.Faible, lui ne l'est jamais, il aide à soigner les plaies de toujours.Tous genres confondus, c'est lui le meilleur.Il est partout, ici, là, ailleurs. Pour certains, il est un ange qui mélange l'espoir et l'envie. Pour les autres, il est un démon qui procure des maux, donne la mort, reprend la vie. Lui, c'est la pire des races, une espèce des plus destructrices. Lui c'est un rapace qui dévore les restes de votre carcasse jusqu'au supplice.Lui il fait plus de ravages q'un génocide, il en a même conduit plus d'un au meurtre passionnel ou au suicide.Il est lucide concernant son pouvoir, son emprise.Il élucide le mensonge, messages paranoïaques pour unique verité.Lui il me fait peur, trop souvent il a mis mes yeux en pleurs. Lui vous avez tous cru que c'était moi, mais depuis trop longtemps j'ai vomi ma fierté et mon ego dans les chiottes. Lui, vous le frequentez tous ou du moins vous en avez déjà entendu parlé .Lui, il s'évapore en fumée car c'est le shit.

SIANN....

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:16

Modifié le vendredi 11 août 2006 07:58

Comme un poisson dans l'eau....

Comme un poisson dans l'eau....


Avant pour moi, les filles c'était comme une surprise-party Dès que j'allais les voir, surprise ! elles étaient toutes parties Au lycée on m'appellait le monstre de l'acnée, une loque qu'on laisse seul à la récré, c'était comme un décret, bref, je n'étais qu'un déchet Et moi j'imaginais l'amour plein de mots, de sons Je pensais que c'était plein d'émotion Moi aussi je voulais mordre à l'hameçon Après mille vissicitudes et 2-3 histoires de cul bidons Je fûs soudainement touché par la flèche de Cupidon Et là, je vous dis pas ! Je fûs investi d'une mission qui ne rimait pas Avec les missions d'intérim d'autrefois Ca m'a travaillé de l'intérieur, enfin je n'étais pas la que pour la déco Elle, elle était plutôt du genre conductrice de travaux Tout est allé très vite, en 2-4 on s'est mis à faire les 3-8 J'ai rien entrav' et comme je faisais tout de travers Elle s'est mise à faire dans mon coeur des travaux d'aménagement Souvent au marteau-pique-coeur et sans ménagement Elle a aussi réveillé tous mes lapsus révélateurs Directement relié à mon chariot élévateur J'ai découvert en moi le terrible prédateur Il s'appelle FENWIK le fennec J'en détiens les droits d'hauteur Elle a transformé mes rimes de précarité en beurre de karité Mes prises de bec en proses des sables Autrefois à sec et là, intarissables Elle était le coeur de mon sujet, mon amour incontionnel On conjuguait la vie au plus-que-parfait c'était sensationnel Moi je pensais CDI et pas CDD, mais voilà, seul le contrat d'apprentissage je possédais Et après moult saisons, les roses ont pris la poussière L'érosion fît le reste en vitesse de croisière On alternait entre illusion de l'amour et amour de l'illusion On s'est dit aurevoir un soir en éteignant la télévision Et comme j'ai le cul bordé de nouilles, pour moi depuis c'est merveille sur merveille Il faut croire que quand une télé s'éteint, un ^tre s'éveille

Alors à tous ces poissons dans l'eau à la recherche de l'hameçon Sachez messieurs qu'en effet l'amour c'est un tourbillon d'émotion C'est comme un slam dans l'océan de la passion Mais voilà, on n'est pas des poissons mais des hommes Et pour se sentir en vie Un homme a besoin de ses deux mains pour caresser la vie

spéciale cacedédi à Fred, Mamzel'B, Syann et à toutes mes ex....

EMOKARE
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# Posté le mercredi 09 août 2006 03:17

Modifié le dimanche 13 août 2006 08:09

il a fait nuit toute la journée.....

il a fait nuit toute la journée.....
Il a fait nuit toute la journée

Dîtes moi d'où vient ce phénomène qui mène tout droit à l'impasse
Qu'est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière
J'ai besoin d'aide encore une fois et ce sera pas la dernière
Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c'est normal
Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu'est bien et ce qu'est mal
C'est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
Messieurs Dames aujourd'hui, il a fait nuit toute la journée
Je n'ai pas senti de chaleur s'épanouir au-dessus de nos têtes
Je n'ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres
Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe
Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe
Je vois plus les oiseaux s'envoler, tous ces petits trucs qui m'émerveillent
Je sens plus les nuages s'enrouler, le soleil a perdu son réveil
Si ça se trouve c'est grave la terre s'est peut-être arrêtée de tourner
Messieurs Dames aujourd'hui, il a fait nuit toute la journée
Pourtant les gens autour de moi n'ont pas l'air d'être étonnés
Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner
Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger
La lune nous nargue en plein midi ça n'a pas l'air de vous déranger
Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau
Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut
Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu'il fait nuit dans ma tête
J'ai l'impression que le monde est vieux et qu'y a que moi que ça inquiète
Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude
Il a fait nuit toute la journée mais ce n'est plus une certitude
Peut-être que tout va bien et que l'instant n'a rien de fatal
Et qu'il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental
Maintenant il faut que je me reprenne et que j'arrête mes histoires
J'attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir
Mais je n'oublie pas qu'il est possible que ce soit l'hiver toute l'année
Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée
Le poète est un grand mytho qui s'invente des thèmes
Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu'on lui dise je t'aime
Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
Il a fait nuit toute la journée, j'espère que vous ne m'avez pas cru
Ce n'est qu'un thème de plus pour mentir impunément
Je pense donc je suis, j'écris donc je mens
Y'a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m'applaudissez
C'est que ça vous plaît quand je mens... donc je vais sûrement recommencer

(© Grand Corps Malade, 2005)

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:18

Modifié le vendredi 11 août 2006 07:49

je dors sur mes deux oreilles...

je dors sur mes deux oreilles...
Je dors sur mes 2 oreilles

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai décidé de changer de thème
D'embrasser le premier connard venu pour lui dire je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'½il du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J'ai envie d'être au c½ur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

(© Grand Corps Malade, 2005)

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:20

Modifié le vendredi 11 août 2006 07:52

Sanchito, Pt'it Nico, Mister Jacky et Fabien

Sanchito, Pt'it Nico, Mister Jacky et Fabien
Un hommage à ces bons hommes,( mes hommes hé!hé!) tout droit venus de ma planète, les frérosparigo

Je me répète, je les aime grave, mais comme dab y a le petit chouchou de service, pour le coup c'est ch'ti nicou, lui c'est mon petit coin de paradis, c'est celui qui m'a ouvert les portes du possible...la vie.

Alors voilà les boys, j'aurais aimé qu'il l'écrive pour vous, elle vous ressemble et nous rassemble...quel Bonheur!

Georges Brassens
Ceux qui ne pensent pas comme nous

Paroles: Georges Brassens




Quand on n'est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto : "C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté."
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique :
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."


Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide -
Que l'on ne se conformât point à son avis.
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme !"
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."



Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs -
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."



La morale de ma petite ritournelle,
Il semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle :
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."


Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
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# Posté le mercredi 09 août 2006 07:54

Modifié le vendredi 11 août 2006 14:18