Mssiou P'tit nico....

Mssiou P'tit nico....
Bo gosse...

Jacques Brel
Quand on n'a que l'amour

Paroles et Musique: Jacques Brel 1956


Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour

Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours

Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:06

Modifié le dimanche 13 août 2006 02:26

Le Dormeur du Val de Drôme

Le Dormeur du Val de Drôme

Le Dormeur du Val de Drôme


Je suis un gros fainéant, j'ai un poil dans la main
Ma devise à moi c'est de tout remettre à demain

Les réveils, c'est pas mes amis, je les ai tous cassé
Pour dormir l'après-midi et m'entrainer à ronfler

Je ferai bien testeur de lits, c'est là ma vocation
Quand sagit de faire tapis, je perds pas une occasion

La flegme c'est tout un metier où ma foi je fais carrière
Et si je casse du sommier, c'est pour assurer mes arrières

Je dédicace à mon édredon, et à tous les oreillers
j'ai toujours de la peine pour ceux qui doivent me réveiller

Faire le ménage, c'est pas mon truc, et la vaisselle toute une histoire
Je préfère encore dormir en faisant des cauchemars

Je suis le dormeur du Val de Drôme
J'ai tellement pratiqué qu'ils m'ont donné un diplôme

Je suis un gros fainéant, j'ai un poil dans la main
Et pour l'instant ça me réussit plutôt bien

Si j'aime le sport ? à l'aise mais dans ma chambre
C'est à l'horizontal que je me mets en chanvre

Je ne bouge pas le petit doigt et je mets les pieds sous la table
Serts-moi une verveine s'il te plait, tu seras bien aimable

Je suis allé faire mes papiers au bureau des ASSEDIC
Et pour m'en remettre j'ai pris une année sabatique

Dans la vie qu'on dit active je pratique l'écriture
Franchement je veux pas dire, mais c'est pas une synécure

En fait, je milite pour la bonne cause en vérité
Mon slogan : faut pas perdre sa vie à la gagner

Je suis peut-être un couche-tard mais sûrement pas un lève-tôt
Un putain de fêtard de très haut niveau

Adepte du dimanche et des jours fériés
Des jours où je ne fais rien si ce n'est dormir sur mes lauriers

Mais ne vous y méprener, car bien que la tête dans le cul
Le lièvre à la fin s'est bien fait niqué par la tortue

Mehdi ( Emokaré)

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:08

Modifié le vendredi 11 août 2006 08:00

Mon frère, ce texte c'est pour toi, j'aurais pu l'écrire.....

Mon frère, ce texte c'est pour toi, j'aurais pu l'écrire.....
Maxime Le Forestier
Mon frère

Paroles et Musique: Maxime Le Forestier 1971
© Ed Chapell

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Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n'se s'rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par c½ur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sur qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première

{Refrain:}
Mais tu n'es pas la
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait surement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque

{Refrain}

Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille
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# Posté le mercredi 09 août 2006 03:10

Modifié le vendredi 11 août 2006 13:59

«Je n'aime pas le mot tolérance, mais je n'en trouve pas de meilleur»

«Je n'aime pas le mot tolérance, mais je n'en trouve pas de meilleur»
Je cherche à émousser complètement l'épée du tyran, non pas en la heurtant avec un acier mieux effilé, mais en trompant son attente de me voir lui offrir une résistance physique. Il trouvera chez moi une résistance de l'âme qui échappera à son étreinte. Cette résistance d'abord l'aveuglera et ensuite l'obligera à s'incliner. Et le fait de s'incliner n'humiliera pas l'agresseur, mais l'élèvera.

(Lettres à l'âshram. Paris, Albin Michel, 1971, p. 137)


Mohandas Karamchand Gandhi, (Porbandar, Goujerat, 2 octobre 1869 - Delhi, 30 janvier 1948), appelé le « Mahatma » (« Grande âme », du sanskrit mahā, grand et ātman, âme) est l'un des pères fondateurs de l'Inde moderne et un défenseur de la non-violence comme moyen d'émancipation.

Gandhi, qui dans son autobiographie déclare se sentir indigne du nom Mahatma, a lutté pour libérer l'Inde du joug britannique, inspirant d'autres peuples colonisés à ½uvrer pour leur propre indépendance dans la non-violence, ce qui entraînera finalement le démantèlement de l'empire britannique et son remplacement par le Commonwealth. Le principe guidant Gandhi, le satyagraha (la voie de la vérité), a inspiré des générations de militants démocrates et antiracistes parmi lesquels Martin Luther King et Nelson Mandela.
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# Posté le mercredi 09 août 2006 03:12

Modifié le dimanche 13 août 2006 02:17

elles le cherchaient?????

elles le cherchaient?????
Elles le cherchaient !!!

Encore une fois, les médias ont révélé une nouvelle affaire de viol collectif, à Fontenay sous Bois. Le récit de la jeune fille aux policiers est édifiant. Le droit de savoir, d'enquêter et de rendre justice s'impose.

Les faits remontent 7 ans en arrière : une fillette d'à peine 13 ans est enlevée dans un parc, un soir alors qu'elle rentrait chez elle, pour être violée par plusieurs garçons à peine plus âgés qu'elle. A partir de ce soir-là, le calvaire commence. Pendant 6 mois l'adolescente est violée à plusieurs reprises dans divers lieux. Effrayée, honteuse, la fillette ne dira rien à personne. Et ce supplice aurait pu durer encore longtemps, si un soir un « grand » n'était pas intervenu pour mettre un terme à ces viols collectifs à répétition.

Pourtant, en octobre dernier, la jeune fille est de nouveau tabassée par un de ces agresseurs. C'est le coup de trop et prenant son courage à deux mains elle décide de porter plainte. Alors qu'on pourrait croire qu'enfin la jeune fille va être écoutée, soutenue et aidée, elle est accusée par le quartier, insultée et même physiquement en danger !!!

Le tribunal social a jugé avant que le véritable tribunal n'ai eu le temps de délibérer : la victime n'est pas cette fillette que des garçons ont violé en réunion à plusieurs reprises, non, ce sont ces pauvres garçons mis en garde à vue alors qu'ils sont soit disant innocents. Et les rumeurs vont vites, les médias participants à cette confusion. La jeune fille est traitée de menteuse, alors qu'une seconde victime se fait connaître des services de police, confirmant l'histoire de la première.

Mais pour les gens, les honnêtes citoyens, ces filles ne sont que des « salopes », des filles qui « kiffent », on les connaît celles qui tournent dans les caves.

Comment notre société en est-elle arrivée là ? Pourquoi en ce début de 21 ème siècle on ne reconnait toujours pas le statut de victimes aux femmes qui franchissent douloureusement le pas des commissariats pour dénoncer les violences sexuelles qu'elles ont subies ?

On nous explique toujours et encore que son comportement, sa tenue vestimentaire, son passif sont autant d'éléments qui participent à attirer les garçons et que donc il ne faut pas se plaindre. Ces propos sont courants, que ce soit dans le bouche des filles comme des garçons et quel que soit le milieu social. On va même jusqu'à nous expliquer que ces filles « aiment ça ». Pire encore, les garçons seraient les véritables victimes de ces filles « faciles » qui prétendent ne pas être consentantes au moment des faits. Même les médias se mettent à nous parler de partouzes ! Comment peut-on imaginer qu'une fillette de 12 ans puisse apprécier et prendre du plaisir lors d'un rapport sexuel violent avec une dizaine d'inconnus !

La société est en perte de repères et comme d'habitude les filles en sont les premières victimes. Dans le cas de ces viols collectifs, non seulement elles sont victimes physiquement, d'agressions sexuelles, mais en plus elles doivent faire face au jugement de la société qui les condamne, les considérant comme des « putes » qui le cherchaient bien.

D'où l'appel « Ni Putes Ni Soumises », lancé comme un cri du c½ur à la société en 2002. Désormais les filles savent que ce n'est pas normal d'être traitée de la sorte et qu'elles ont le droit de refuser. L'opinion publique a également été interpellée et dorénavant on ne peut plus dire qu'on ne savait pas. Mais malgré ce travail, les femmes continuent d'être suspectes. Comment faire évoluer les mentalités ? Alors que l'évidence est niée, que les victimes sont traînées dans la boue, que toutes celles et ceux qui les soutiennent sont également en danger, où est passée notre capacité d'indignation, de révolte ?

Combien de temps devons nous attendre avant que les hommes, mais aussi les femmes reconnaissent qu'une femme, quelle que soit sa tenue vestimentaire, quel que soit son comportement ou sa sexualité a le droit de refuser un acte sexuel. Que chaque femme a le droit de choisir son partenaire et qu'il n'y a qu'elle qui puisse décider quand et avec qui elle veut faire l'amour. Et personne, ni on père, ni son frère, ni ses copines n'ont à porter un jugement sur ce choix, qui n'appartient qu'à elle et à elle seule. Ce fameux droit à disposer de son corps, si durement revendiqué par les féministes dans les années 70 ne constitue toujours pas un droit réel pour les femmes, ni en France ni ailleurs. Alors qu'au Etats-Unis ont remet en question le droit à l'avortement, qu'en Iran les femmes qui ont été violées sont passibles de peine de mort pour infidélité, que dans d'autre pays elles sont lapidées...

L'égalité entre les hommes et les femmes, bien qu'étant un principe constitutionnel en France, n'est encore qu'une utopie mais une utopie concrète...

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:13

Modifié le dimanche 13 août 2006 02:22