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Aimer ou l'art de le conjuguer

Aimer ou l'art de le conjuguer
Aimer, comment le conjuguer ?

Oyais ! Oyais !encore quelques démêlés
Avec ce verbe adoré par des milliers
Malheureusement banni par les blessés
D'où me vient cette formidable envie d'aimer,
Certainement de cette force qui m'a été donnée,
A force d'être rejetée, ballottée, humiliée.
J'avais fini par me résigner, abdiquer, me courber.
Aujourd'hui je confirme cette envie, ce besoin, de m'exprimer.
Peu importe si cela doit me coûter.
L'expression libre est ancrée dans ma définition du sentiment, liberté.
Distribuer de l'amour est ancrée dans ma définition du verbe, partager.
Ne rien attendre en retour est ancrée dans ma définition de cet état d'esprit, humilité.
Apprendre à l'autre à aimer est ancrée dans ma définition de ce qui me fait vibrer, humanité.
Peu importe si je perd ce besoin de réciprocité
L'essentiel restant de distribuer
Inonder la planète et les êtres du mot aimer
Et je vais chercher tout ses sens pour vous l'offrir
Qu'il soit fraternel ou passionnel
Amoureux , affectueux, peut importe le délire
Regardez mes yeux, ils vont tout vous dire
Ils devraient vouloir dire qu'ils sont prêts à l'accueillir
Jusqu'au dernier soupir.
J'ai ressenti depuis bien longtemps déjà
Que je n'étais pas là pour rien
J'ai trouvé ma place ici bas
Développer ma gouaille et créer des liens
Je m'interdis toute formes d'agressivité
Quand il s'agit d'aimer
Mais je me permet l'attentat verbal
Quand il s'agit de combattre le mal
Il s'exprime sous divers formes
Le jugement facile
Seule alternative, tu te faufiles
Ou encore, tu te jettes dans le vide
L'accusation qui valide, rapide
Celle qui te fait mal au bide
Le dénie de l'autre
Je pense à ta place
Ca m'évite de faire face
Et je vais m'asseoir Grand Place
Il n'est pas si simple que ça
De se tenir droit
De faire le premier pas
Je ne maîtrise pas
Mais je ne baisse pas les bras
Tu avances à grands pats et tu y crois
Souvent on dit des cordonniers
Qu'ils sont les plus mal chaussés
Je souhaiterais suggérer
Que quand tu véhicules des messages de paix
D'amour et de liberté
Je me dois de maîtriser
Toute atteinte à la sensibilité
Mon devoir est d'aimer
Mon droit est de me protéger
Mon devoir est de te protéger
Mon droit est de t'aimer
Ma réalité reste celle d'aimer
Je veux de l'amour à profusion
En distribuer à foison
Et s'il m'arrive d'être brouillon
S'il vous plait pas de procès d'intention
J'ai juste pas trouver le bon ordre
Pas trouver le bon ton
Je reconnais mon désordre
En distribuant sans limite
Tout ce qui m'habite
Histoire de ne plus jamais prendre la fuite
J'ai pas regardé les aiguilles de ma montre
Mon c½ur seul a guidé mes pas
Dans cette direction qui va à l'encontre
De ce qui bouscule mon moi
Ce moi qui me dit : -« Ouvre toi ».
Ce toi qui me dit : - « reste chez toi ».
Chez moi il n'y a plus de place
Je t'en prie, débrouilles toi avec ça
Et surtout par pitié, fais face.
Ces moments d'ambiguïté
Me font gamberger, douter
En leurs sincérité
A tout ces messagers du soir
Qui se disent porteurs de messages d'espoir
Mais je m'obstine à croire
Qu'à force de recevoir
Ils finiront par donner, donner
Sans relâche
Sans chercher à analyser
Ce qui ne se voit pas
Sans vouloir maîtriser
Ce qui ne l'est pas
Sans cette volonté de condamner
Ce qu'ils ne comprennent pas
Juste se poser là
Si prés les uns des autres
Se regarder et s'apprécier
Aller au delà de ces images qui nous personnalise
Et qui trop souvent nous réduise

Mon rêve est simple semblait-elle dire
Pour éviter le pire
Aimons nous les uns les autres
Sans procès d'intention
Luttons contre l'humiliation
Qui trop souvent ne tient qu'à un mot
Un geste, un sursaut
Je laisse à chacun la possibilité de trouver sa place
Et si il m'arrive de ne pas la trouver
Je promet de l'exprimer
En tenant compte de votre sensibilité
Sans oublier d'interroger mon humilité
Vouloir croire en ma sincérité
Amènerait à dire que vous cherchez la vérité
Cette vérité qui attise votre curiosité
Celle de comprendre le verbe aimer
Le conjuguer, vous l'approprier
Le faire chanter, le faire danser,
Le dessiner, le distribuer.
Et quand vous aurez fini cette course folle
Je vous attend là en bas de l'immeuble
Et ensemble nous allons prendre notre envol
Désolée, pour finir, il fallait que je meuble.
Car finalement en bas de l'immeuble
y a juste l'immeuble d'en face
alors je t'attend sur la place
y a largement plus d'espace

Slamaterrienne

# Posté le lundi 07 août 2006 17:13

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