Je vous le demande cette poussière persiste à s'accrocher au sol, l'humidité lui permet d'adhérer, peut être que la lourdeur des pas de mes con-citoyennes ou con-citoyens la remue sans cesse, impossible de la supprimer. C'est une forme de pollution qu'on le veuille ou non, chacun passe son temps à l'épousseter, lui souffler dessus, la balayer de la main ou du pied, ou du balais, mais personne ne se dit que finalement il serait bon de la laisser , se poser, s'envoler, disparaître, réapparaître, à souhait...et surtout finir par la maîtriser.
Pourtant quand je cris fort j'ai l'impression qu'elle se cache un temps, puis revient sous forme de bourre, ça arrive quand tu chauffes trop les lieux, la bourre se loge sous les chaises, prés des angles, dans les coins, on la ramasse puis on abandonne, car elle se multiplie sans cesse. Elle a des couleurs variés, grisâtre si le coin n'est pas saint, jaunâtre si tu fumes trop, blanchâtre si t'entretiens pas les lieux, bref une mascarade de couleurs, de matières, d'odeurs, et de formes. Vous l'aviez compris je faisais référence à la connerie qui sans nulle doute peut prendre divers adjectifs, noms communs, noms propres, apparences, origines.
On peut parler de maladie, la conerite aigu, pas de vaccin, pas de remèdes, pas d'antidotes, faut faire avec, car si l'envie de l'éradiquer vous prenez, il vous faudrait exterminer une bonne partie de la planète, entre les pères fouettards, les mères j'gueule dans le vent, les fils j'nique tout, et les filles j'comprend plus rien, on serait sérieux ennuyé, pour ne pas dire emmerdé.
Mais je continue sur mon balais ou balais aux poings à dépoussiérer, j'éternue, chope des allergies, je vais vers les angles plutôt que d'attendre qu'ils viennent à moi, j'observe cette poussière dans l'½il de mon voisin, il me dit souffle, je dis démerde toi, quand ça te posera un réel problème, tu parviendras seul à retirer cette chose qui te trouble la vue.
Quand j'entend tu es arrivé poussière et tu t'en retourneras poussière, je me dis merde y a quand même une alternative c'est radical le plan là.
Les plus poussiéreux ce sont les cravatés, tu sais ceux qu'on des n½uds si serrés qu'ils finissent leurs vies à avaler des laxatifs. Et du coup ils n'ont plus trop le choix de l'orifice pour se libérer de leur poussière, soit ils la gerbent, soit ils la défèquent. Malheureusement, ils la gerbent ça et là, alors qu'il devraient plus souvent visiter Walter.
La poussière me pause de sérieux problèmes d'allergies, du coup j'écris pour lui trouver, lui donner un sens. Pas moyen, cela devient vite un gue loir. Pas moyen de l'éradiquer, je suis une spectatrice objective, mais pas tolérante, ben oui, quoi il m'emmerde ce mot tolérance, je suis qui moi pour tolérer l'autre, et l'autre il est qui pour me tolérer, se tolérer c'est déjà creuser un fossé, bon tu me gaves mais j'tolère, pas cool convenons en, à chacun sa carte du monde, pour moi la différence est une évidence, donc je n'y pense pas même pas à ce mot bidon qui veut tout dire et rien dire à la fois, soyez tolérant, soyez respectueux et blabla, et surtout niquez vous tous.
Tout fonctionne à l'envers, on colle une étiquette sur les gens, pour certains, elle est rouge vif, ce sont des racailles, mais au juste c'est quoi la vraie définition du mot racaille , un mec qui passe sa vie à essayer de se faire niquer le moins possible, ou un mec qui passe sa vie à niquer tout le monde, je vous le demande ?
Ben tout ça me fait réfléchir sérieusement à mon avenir, et me dis clairement, que je vais rester une femme de ménage, me procurer un plumeau antistatique et passer le reste de ma vie à dépoussiérer, à chacun sa vocation, bientôt des détails seront publiés sur mes plans d'actions au dépoussiérage actif...suite de mes ambitions au prochain chapitre qui lui sera clair, puisqu'il aura pour titre ATTENTAT VERBAL.....Voilà ça n'était qu'un coup de gueule comme dab...
Slamaterrienne

