une année sous le balais....

une année sous le balais....
Voilà encore une année sous le balais, ché pas vous mais moi j'ai l'impression d'avoir dépoussiéré le sol à chaque foulée, enfin bon à chaque coup de balai donné, mais pourquoi ?

Je vous le demande cette poussière persiste à s'accrocher au sol, l'humidité lui permet d'adhérer, peut être que la lourdeur des pas de mes con-citoyennes ou con-citoyens la remue sans cesse, impossible de la supprimer. C'est une forme de pollution qu'on le veuille ou non, chacun passe son temps à l'épousseter, lui souffler dessus, la balayer de la main ou du pied, ou du balais, mais personne ne se dit que finalement il serait bon de la laisser , se poser, s'envoler, disparaître, réapparaître, à souhait...et surtout finir par la maîtriser.

Pourtant quand je cris fort j'ai l'impression qu'elle se cache un temps, puis revient sous forme de bourre, ça arrive quand tu chauffes trop les lieux, la bourre se loge sous les chaises, prés des angles, dans les coins, on la ramasse puis on abandonne, car elle se multiplie sans cesse. Elle a des couleurs variés, grisâtre si le coin n'est pas saint, jaunâtre si tu fumes trop, blanchâtre si t'entretiens pas les lieux, bref une mascarade de couleurs, de matières, d'odeurs, et de formes. Vous l'aviez compris je faisais référence à la connerie qui sans nulle doute peut prendre divers adjectifs, noms communs, noms propres, apparences, origines.

On peut parler de maladie, la conerite aigu, pas de vaccin, pas de remèdes, pas d'antidotes, faut faire avec, car si l'envie de l'éradiquer vous prenez, il vous faudrait exterminer une bonne partie de la planète, entre les pères fouettards, les mères j'gueule dans le vent, les fils j'nique tout, et les filles j'comprend plus rien, on serait sérieux ennuyé, pour ne pas dire emmerdé.

Mais je continue sur mon balais ou balais aux poings à dépoussiérer, j'éternue, chope des allergies, je vais vers les angles plutôt que d'attendre qu'ils viennent à moi, j'observe cette poussière dans l'½il de mon voisin, il me dit souffle, je dis démerde toi, quand ça te posera un réel problème, tu parviendras seul à retirer cette chose qui te trouble la vue.

Quand j'entend tu es arrivé poussière et tu t'en retourneras poussière, je me dis merde y a quand même une alternative c'est radical le plan là.

Les plus poussiéreux ce sont les cravatés, tu sais ceux qu'on des n½uds si serrés qu'ils finissent leurs vies à avaler des laxatifs. Et du coup ils n'ont plus trop le choix de l'orifice pour se libérer de leur poussière, soit ils la gerbent, soit ils la défèquent. Malheureusement, ils la gerbent ça et là, alors qu'il devraient plus souvent visiter Walter.

La poussière me pause de sérieux problèmes d'allergies, du coup j'écris pour lui trouver, lui donner un sens. Pas moyen, cela devient vite un gue loir. Pas moyen de l'éradiquer, je suis une spectatrice objective, mais pas tolérante, ben oui, quoi il m'emmerde ce mot tolérance, je suis qui moi pour tolérer l'autre, et l'autre il est qui pour me tolérer, se tolérer c'est déjà creuser un fossé, bon tu me gaves mais j'tolère, pas cool convenons en, à chacun sa carte du monde, pour moi la différence est une évidence, donc je n'y pense pas même pas à ce mot bidon qui veut tout dire et rien dire à la fois, soyez tolérant, soyez respectueux et blabla, et surtout niquez vous tous.

Tout fonctionne à l'envers, on colle une étiquette sur les gens, pour certains, elle est rouge vif, ce sont des racailles, mais au juste c'est quoi la vraie définition du mot racaille , un mec qui passe sa vie à essayer de se faire niquer le moins possible, ou un mec qui passe sa vie à niquer tout le monde, je vous le demande ?

Ben tout ça me fait réfléchir sérieusement à mon avenir, et me dis clairement, que je vais rester une femme de ménage, me procurer un plumeau antistatique et passer le reste de ma vie à dépoussiérer, à chacun sa vocation, bientôt des détails seront publiés sur mes plans d'actions au dépoussiérage actif...suite de mes ambitions au prochain chapitre qui lui sera clair, puisqu'il aura pour titre ATTENTAT VERBAL.....Voilà ça n'était qu'un coup de gueule comme dab...

Slamaterrienne
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# Posté le mardi 08 août 2006 18:44

Modifié le dimanche 13 août 2006 08:09

Rendez vous manqué...

Rendez vous manqué...
J'avais mis ma belle robe blanche
celle qui m'enrobe avantageusement les hanches
J'avais délicatement attaché mes cheveux
Avec un ruban de satin bleu
J'avais glissé habillement mes pieds
dans ma plus belle paire de souliers
J'avais poudré le bout de mon nez
comme pour masquer cette timidité
J'ai redessiner le contour de mes yeux
Comme pour l'inciter à les regarder
Et lire ce qu'ils veulent lui dire
J'avais choisi avec soin mon parfum
qui allait lui révéler ma personnalité
Car cette odeur là et moi nous ne faisons qu'un
J'avais réajusté une dernière fois
le son et le ton de ma voix
Je n'avais pas prévu cette sonnerie
Qui allait me dire, me lire, fini
tu peux virer ta robe
détacher tes cheveux
remettre ton bob
ranger tes beaux souliers
te dépoudrer le bout du nez
essuyer tes yeux
Mais cette odeur qui me définit
Elle est là, c'est moi, c'est la vie
Il a dit non
Il y avait une bonne raison
J'avais oublié que je n'étais pas une priorité
je suis désolée, j'avais oublié
Brusquement ma raison
me dicte de dire non
et il y avait une bonne raison
mon coeur lui s'emballé
il a crié, fatigué
il s'est endormi
et je vais prendre garde
de ne pas le déranger
Je monte la garde
mais je lui sollicite
quelques bons palpites
Je sais que c'est vraiment injuste
mais il pense que c'est juste
alors j'ajuste
On aurait tendance à croire que je confond
non!non! plutôt retoucher le fond
Que de n'être pas ce que je suis
Alors je veux bien croire que c'est la vie
mais j'ai envie de dire que ça suffit
Fini les moments slam
ça me fait mal à l'âme
alors si je confond
j'espère avoir enfin appris la leçon
et bête et disciplinée
je ne montrais pas dans le wagon
je ne toucherais pas le fond
je continuerais à m'émerveiller
devant un bon Disney
je continuerais à rêver
dans mon lit, sous mon édredon
je continuerais à être moi
ce moi qui me dit
sois toi, aime et vit
et surtout n'est de cesse de le dire
j'offre mon plus beau sourire
a celui qui craint le pire
que je veux voir rire
aimer et bâtir
sans rancune
je t'offre une plume
pour écrire sans cesse
les mots qui glisseront sous l'encre
ceux qui viennent du ventre
sans que jamais plus on ne te blesse
allez ! je me rentre
la nuit toc et je lui dis entre
je vais mettre ma petite laine
et me glisser dans la rengaine
de ce quotidien qui est mon centre
alors je laisse couler dans me veines

mon capitaine oh ! mon capitaine

Slamaterrienne



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# Posté le mercredi 09 août 2006 02:51

Aimer ou l'art de le conjuguer....

Aimer ou l'art de le conjuguer....


Aimer, comment le conjuguer ?

Oyais ! Oyais !encore quelques démêlés
Avec ce verbe adoré par des milliers
Malheureusement banni par les blessés
D'où me vient cette formidable envie d'aimer,
Certainement de cette force qui m'a été donnée,
A force d'être rejetée, ballottée, humiliée.
J'avais fini par me résigner, abdiquer, me courber.
Aujourd'hui je confirme cette envie, ce besoin, de m'exprimer.
Peu importe si cela doit me coûter.
L'expression libre est ancrée dans ma définition du sentiment, liberté.
Distribuer de l'amour est ancrée dans ma définition du verbe, partager.
Ne rien attendre en retour est ancrée dans ma définition de cet état d'esprit, humilité.
Apprendre à l'autre à aimer est ancrée dans ma définition de ce qui me fait vibrer, humanité.
Peu importe si je perd ce besoin de réciprocité
L'essentiel restant de distribuer
Inonder la planète et les êtres du mot aimer
Et je vais chercher tout ses sens pour vous l'offrir
Qu'il soit fraternel ou passionnel
Amoureux , affectueux, peut importe le délire
Regardez mes yeux, ils vont tout vous dire
Ils devraient vouloir dire qu'ils sont prêts à l'accueillir
Jusqu'au dernier soupir.
J'ai ressenti depuis bien longtemps déjà
Que je n'étais pas là pour rien
J'ai trouvé ma place ici bas
Développer ma gouaille et créer des liens
Je m'interdis toute formes d'agressivité
Quand il s'agit d'aimer
Mais je me permet l'attentat verbal
Quand il s'agit de combattre le mal
Il s'exprime sous divers formes
Le jugement facile
Seule alternative, tu te faufiles
Ou encore, tu te jettes dans le vide
L'accusation qui valide, rapide
Celle qui te fait mal au bide
Le dénie de l'autre
Je pense à ta place
Ca m'évite de faire face
Et je vais m'asseoir Grand Place
Il n'est pas si simple que ça
De se tenir droit
De faire le premier pas
Je ne maîtrise pas
Mais je ne baisse pas les bras
Tu avances à grands pas et tu y crois
Souvent on dit des cordonniers
Qu'ils sont les plus mal chaussés
Je souhaiterais suggérer
Que quand tu véhicules des messages de paix
D'amour et de liberté
Je me dois de maîtriser
Toute atteinte à la sensibilité
Mon devoir est d'aimer
Mon droit est de me protéger
Mon devoir est de te protéger
Mon droit est de t'aimer
Ma réalité reste celle d'aimer
Je veux de l'amour à profusion
En distribuer à foison
Et s'il m'arrive d'être brouillon
S'il vous plait pas de procès d'intention
J'ai juste pas trouver le bon ordre
Pas trouver le bon ton
Je reconnais mon désordre
En distribuant sans limite
Tout ce qui m'habite
Histoire de ne plus jamais prendre la fuite
J'ai pas regardé les aiguilles de ma montre
Mon c½ur seul a guidé mes pas
Dans cette direction qui va à l'encontre
De ce qui bouscule mon moi
Ce moi qui me dit : -« Ouvre toi ».
Ce toi qui me dit : - « reste chez toi ».
Chez moi il n'y a plus de place
Je t'en prie, débrouilles toi avec ça
Et surtout par pitié, fais face.
Ces moments d'ambiguïté
Me font gamberger, douter
En leurs sincérité
A tout ces messagers du soir
Qui se disent porteurs de messages d'espoir
Mais je m'obstine à croire
Qu'à force de recevoir
Ils finiront par donner, donner
Sans relâche
Sans chercher à analyser
Ce qui ne se voit pas
Sans vouloir maîtriser
Ce qui ne l'est pas
Sans cette volonté de condamner
Ce qu'ils ne comprennent pas
Juste se poser là
Si prés les uns des autres
Se regarder et s'apprécier
Aller au delà de ces images qui nous personnalise
Et qui trop souvent nous réduise

Mon rêve est simple semblait-elle dire
Pour éviter le pire
Aimons nous les uns les autres
Sans procès d'intention
Luttons contre l'humiliation
Qui trop souvent ne tient qu'à un mot
Un geste, un sursaut
Je laisse à chacun la possibilité de trouver sa place
Et si il m'arrive de ne pas la trouver
Je promet de l'exprimer
En tenant compte de votre sensibilité
Sans oublier d'interroger mon humilité
Vouloir croire en ma sincérité
Amènerait à dire que vous cherchez la vérité
Cette vérité qui attise votre curiosité
Celle de comprendre le verbe aimer
Le conjuguer, vous l'approprier
Le faire chanter, le faire danser,
Le dessiner, le distribuer.
Et quand vous aurez fini cette course folle
Je vous attend là en bas de l'immeuble
Et ensemble nous allons prendre notre envol
Désolée, pour finir, il fallait que je meuble.
Car finalement en bas de l'immeuble
y a que l'immeuble d'en face
Alors je t'attend sur la place
Y a largement plus d'espace

Slamaterrienne
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# Posté le mercredi 09 août 2006 02:56

hommage à Mister Jacky ( John Pucc' Chocolat...)

hommage à Mister Jacky ( John Pucc' Chocolat...)
Yé! bientôt un texte en ligne ( si il le veut bien, car il le vaut bien, toujours une phrase trouvée par terre....) en attendant un ch'ti cadeau qui je pense lui fera plaise..

Marvin Gaye
What's going on


What's Going On
Tell Me

People Dying
People Crying
Lord Help Us

Mother, mother
There's too many of you crying

Oh, brother, brother, brother
There's far too many of you dying

That's Right

You know we've got to find a way
To bring some lovin' here today

Oh my father, father
We don't need to escalate

You see war is not the answer
For only love can conquer hate
You know we've got to find a way
To bring some lovin' here today
Barricades, can't block our way.
Don't punish me with brutality

Talk to me
So you can see

(First Chorus)
Oh what's going on
What's going on
Yeah what's going on
Ahh what's going on

What's going on in a world filled with pain
Where's the love for which we pray
What's going on
When our children can't play
Homeless can't eat
There's got to be a better way
What's going on
When we politically blind
Can't see the signs of endangered times
What's going on

Ah tell me
What's going on in the world today
I'd rather be dead
Than turn my head away
We gotta first world vision to ???? to lift our
Hands in the air and cry for a switch

Father, father
Father help us, come on
Everybody thinks we're wrong
Oh, but who are they to judge us
Together we can all be strong
United we stand, United we fall
Oh you know we've got to find a way
To bring some understanding here today
Barricades can't block our way
Don't punish me with brutality
Baby talk to me
So you can see

(Second Chorus)
Yeah, what's going on
Hey, what's going on
Somebody tell me what's going on
I'll tell you what's goin' on -uh

What's going on 'cross seas
Every minute a child dies by this disease
In record numbers indeed
Got momma's crying out please
My baby hold on
My child ain't done nothing wrong
Still I want to hollar
Ask them why they don't bother
Oh no, oh no
Make me turn to my father
And ask him why they all got a trapped soul

I can feel what was bothering Marvin
Why his words forever remain
Dealing with these modern day problems
'Cause of ignorance surrounding me and my constituents
Too many infected
Too many lives diminishing
Nobody say Protestants, Jews, Blacks, and Whites, Latino's and Asians
Pray together
Less fight
We better unite
As genocide chemical war
And the rich and the poor
Know that God delivers a cure

It's a shame our reality is devastating
People praying for a cure
Dying while they're waiting
Ask the Lord for the comfort and strength to face it
All the kids with dreams
Won't get the chance to chase it
Makes me sad
Think about the lives they would've had
Think about the orphan babies got no moms and dads
How can we sit back and not try to make it right
We gotta come together
We gotta fight for life

Somebody tell me what's going on
(what's going on)
We got human beings using humans for bombs
But everyone wanna live
Don't nobody really want to die
You feeling me right
I can't be watching people die
(die)
And watching people cry
Let me break it down for a minute
If there's enough room here for you and me
There's plenty of room for some humanity

Somebody tell me what's going on
(what's going on)
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# Posté le mercredi 09 août 2006 03:02

Modifié le vendredi 11 août 2006 08:23

là c'est moi...

là c'est moi...
un super texte de Brassens qui m'a fait chialer quelquefois, on se le lit une avant dernière fois ensemble, car il ne peut pas y avoir de dernière fois c'est trop fort....c'est trop bon.

Georges Brassens
Ce n'est pas tout d'être mon père

Paroles: Georges Brassens


Du fait qu'un couple de fieffés
Minables a pris le café
Du pauvre, on naît et nous voilà
Contraints d'estimer ces gens-là.
Parc' qu'un minus de cinq à sept
Chevauche une pauvre mazette
Qui resta froide, sortit du
Néant un qui n'aurait pas dû.


Ce n'est pas tout d'être mon père,
Il faut aussi me plaire.
Êtr' mon fils ce n'est pas tout,
Il faut me plaire itou.
Trouver son père sympathique,
C'est pas automatique.
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.

Quand on s'avise de venir
Sur terre, il faut se prémunir
Contre la tentation facile
D'être un rejeton d'imbécile.
Ne pas mettre au monde un connard,
C'est malcommode et c'est un art
Que ne pratique pas souvent
La majorité des vivants

L'enfant naturel, l'orphelin
Est malheureux et je le plains,
Mais, du moins, il n'est pas tenu
Au respect d'un père inconnu.
Jésus, lui, fut plus avisé,
Et plutôt que de s'exposer
A prendre un crétin pour papa,
Il aima mieux n'en avoir pas.

C'est pas un compte personnel
Que je règle ; mon paternel,
Brave vieux, me plaisait beaucoup,
Etait tout à fait à mon goût.
Quant à moi qui, malgré des tas
De galipettes de fada,
N'ai point engendré de petits,
J' n'ai pas pu faire d'abrutis.


Ce n'est pas tout d'être mon père,
Il faut aussi me plaire.
Êtr' mon fils ce n'est pas tout,
Il faut me plaire itou.
Trouver son père sympathique,
C'est pas automatique.
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.

# Posté le mercredi 09 août 2006 03:03

Modifié le vendredi 11 août 2006 14:05