Aujourd'hui je voudrais ouvrir une porte vers l'univers de Samira , Sohanne, Babeth et les autres
Entrez et écoutez bien ces mots qui vous invitent à célébrer le mariage de l'amour et de l'orage, pour le meilleure et pour le pire.
Après avoir poussé la porte, je suis rentrée, une douce lumière elle était là, calme et reposée, vêtue d'une robe immaculée, ses cheveux avaient la couleurs des blés, ses yeux la couleur de l'horizon.
Son regard sera inoubliable, ainsi que ses propos : « je te l'avais dit, fuck la vie »
Je n'avais pas compris, elle en avait si peu dit, et pourtant beaucoup pleurer, gerber, galérer.
Les amours et les années de déchirures se sont envolées avec elle, emportée par le bruissement de la vie.
L'alchimie de mes mots va vous emporter vers le bonheur triste de sa vie, de leur vies.
Il était une fois, une jeune femme à qui l'on tenait la main comme pour mieux affirmer sa voie tracée dans sa tristesse, sa détresse, sa vérité......
J'avais envie de pleurer, mais pourquoi ? Je pleurais quand elle était là. Aujourd'hui elle me regarde paisible. Alors sourire pourquoi pas ? Elle est enfin libre.
Mais un cri est planté là dans mon inconscient, il en ressort que des mots écrits maladroitement, comment trouver les mots justes face à ce cri de Samira, Babeth, Sohanne et les autres
L'important doit être ailleurs, comme dans cette formidable audace de prendre un autre chemin que celui tracé par les foules.
Oui l'important doit être ailleurs, je croise le chemin de Samira , Babeth, Sohanne et les autres, le temps d'une histoire, d'un sourire, d'un regard qui brûle mes yeux et à chaque fois je revis l'émotion de sa voix et de ses mots qui s'accrochent à sa vie, à la mienne....
Elle a cherché la sortie, elle l'a trouvé, elle avait hâte, la délivrance.
Enfin la lumière ! la muraille familière s'étire devant sa mémoire, quelques pas encore et elle sera dans l'univers de la pierre, tant de monde dans ce lieu d'éternité, je monte le grand chemin et comme guidé par un fil d'Ariane invisible, je parcours le labyrinthe, jusqu'au nom gravé en lettre d'or dans la pierre SAMIRA, Sohanne, Babeth et les autres.
Valence oui ! regardez le valence qui inspire, le valence qui souffle sa peine, voir sa haine. Regardez le valence qui se joue du plaisir de ce monde, regardez le valence des regards qui grondent sur la scène de la vie
Elle n'a pas eu le temps de vivre dans l'insouciance de ses vingt années. Elle a couru après la vie. Elle a posé l'insouciance amère de l'histoire et des peuples, une parenthèse terrible sur la condition
Que sont devenus nos souvenirs de cette vie dans la sphère chaude et profonde
Serais-ce un ange qui à notre naissance d'un geste habile mit son doigt sur notre bouche pour nous signifier de nous taire ?
Ses mains se sont agrippés à la terre, sont corps a vécu de violents orages, son esprit fouetté par un vent glacial a fini par dire plus jamais.
On se ressemblait tellement et pourtant......
Elle est partie sans dire j'ai aimé
Elle est partie sans le ressenti de l'amour
Pourtant mon c½ur débordait d'amour et de tristesse pour elle et je n'ai pas attendu qu'elle s'envole pour le lui dire
Elle m'avait dit : « le jour ou tu n'entendras plus parler de moi, c'est que j'aurais baissé les bras »
Elle les a baissés seul dans le noir loin du passant pour la montrer du doigt
Il faut donc se souvenir de leur dire je t'aime quand ils/elles sont là
Il faut donc se souvenir qu'il faut croire
Pourquoi l'avez vous abandonnée
Vous n'aviez donc pas vu qu'elle était trop petite
Si petite pour marcher toute seule
Y a fallu qu'elle apprenne à marcher
Toute seule
Y a fallu qu'elle apprenne à parler
Toute seule
Mais pour pleurer vous l'avez guidé
Y a fallu qu'elle apprenne à rire
Toute seule
Y a fallu qu'elle apprenne à dire
Toute seule
Y a fallu qu'elle apprenne à vivre
Elle a pas su
On l'y a pas aidé
Y a fallu qu'elle apprenne à mourir
Un peu plus tous les jours
Et là pas toute seule
Vous teniez les rennes
Aujourd'hui elle a dit merde à la vie
Mourir lui semblait être une évidence, et sans laisser un acte plausible, lu, approuvé et signé, concernant son décès
Je ne sais pas ce que vous en pensez et à vrai dire je m'en fout
Mais moi je dis RESPECT pour elles
Et bande de pourris pour vous
Son histoire est un peu la mienne alors je sais de quoi je parle
Pourquoi elle et pas moi.
Elle est resté bloqué dans le tunnel des souvenirs qui tuent
Plus de force pour combattre les vieux démons, trop dur
J'ai rajouté de la poésie dans ma vie, de la lumière à profusion
De l'amour toujours l'essence même de la vie
Et je me suis battue, une force inépuisable m'habite
Survivre plus jamais
Vivre toujours
Souffrir sûrement
Aimer autant
Envole toi belle gosse
Va vers la lumière
Je suis là pour toi toujours
Fais moi un signe de temps à autre
Et n'oublis jamais
SLAMATERRIENNE