MARTIN LUTHER KING

MARTIN LUTHER KING
Martin Luther King était le fils d'un pasteur d'Atlanta, ville qui, dans les années 1930-1940, comme toutes les villes du sud des États-Unis, pratiquait une ségrégation raciale rigide. King fut ordonné pasteur en 1948. En 1951, il partit poursuivre ses études à Boston, se maria en 1953, et finit par accepter de devenir le pasteur de l'église baptiste de Montgomery, dans l'Alabama, en 1954. Cherchant à s'intégrer à la société américaine, King obtint son doctorat en théologie l'année suivante — par la suite, il fut démontré que sa dissertation était un plagiat.

Les premiers combats (1955-1956)
Le 5 décembre 1955, quatre jours après que Rosa Parks, une Noire, eut été arrêtée dans un bus pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc, fut lancé le mouvement pour le boycottage des bus. King s'engagea alors résolument dans le combat contre la ségrégation, s'inspirant des idées non violentes de Gandhi et de Thoreau. En janvier 1956, son domicile fut la cible d'un attentat à la bombe. En décembre 1956, au terme d'une année de lutte, la ségrégation dans les autobus fut déclarée inconstitutionnelle, ce qui confirma King dans sa certitude de l'efficacité de l'«action directe non violente».

La fondation du SCLC (1957)
Il fonda au début de 1957 une association pour soutenir la croisade pour les droits civiques dans le Sud, qui allait devenir la Southern Christian Leadership Conference (SCLC), dont il fut le président. En 1959, il fit un voyage en Inde et rencontra Nehru. En 1960, King soutint l'action des jeunes Afro-Américains du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC ou Snick) contre la ségrégation dans les restaurants du Sud, au cours de laquelle il reçut le soutien de John Kennedy, alors candidat à la présidence ; le succès de cette campagne fut mitigé mais le mouvement pour les droits civiques prit alors toute son ampleur, qui ne faiblit pas malgré les tentatives d'assassinat contre King (mai 1963 à Birmingham, en Alabama). Kennedy, devenu président, se déclara en faveur d'une législation antidiscriminatoire, soutenant d'autant plus facilement King que celui-ci ne cherchait qu'à mettre le «rêve américain» à la portée des Noirs par des méthodes pacifistes.

«J'ai fait un rêve» (1963)

L'apothéose fut atteinte le 28 août 1963, avec la marche sur Washington, qui réunit 250 000 personnes, et à l'occasion de laquelle King prononça son discours I have a dream («Je fais un rêve») au pied du mémorial Lincoln ; sur un ton biblique, il y traçait la vision d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Mais à partir de ce moment, l'administration Kennedy s'éloigna du pasteur, dont les succès l'inquiétaient ; le FBI l'accusa d'être sous influence communiste et suscita une campagne contre lui. Même si King reçut le prix Nobel de la paix en 1964, le mouvement pour les droits civiques fut désormais la cible tant de la droite américaine — qui se renforça après l'assassinat de Kennedy à Dallas — que des mouvements afro-américains comme le Snick, qui se radicalisaient.

La marche sur Selma (1965)
En 1965, King prit part à la marche sur Selma, en Alabama, pour le respect du droit de vote, sans cependant la conduire jusqu'à son terme, le capitole de Montgomery, ce qui lui fut reproché comme une preuve de son indétermination. Le contexte politique était marqué par une flambée de violence, avec des assassinats d'antiségrégationnistes modérés ou celui de Malcolm X (février 1965), par les émeutes de New York (juillet 1964), du ghetto de Watts à Los Angeles (août 1965) ou de Detroit (juillet 1967). Afin de suivre la montée en puissance des tendances plus radicales, King s'ouvrit alors à de nouvelles formes de contestation : il soutint la lutte pour le relogement des habitants des bidonvilles de Chicago (1966) et se déclara contre la guerre du Viêt-nam (1967) ; il resta fidèle à ses convictions non violentes malgré l'écho que rencontraient les partisans du «black power» («pouvoir noir») et ceux d'une autodéfense armée des Afro-Américains (Black Panthers, créées en 1966), qui tous lui reprochaient sa modération.

Un assassinat non éclairci
Le 4 avril 1968, King fut assassiné à Memphis alors qu'il apportait son soutien à une grève d'éboueurs. Son assassin présumé, James Earl Ray, s'est rétracté par la suite, et l'enquête fut rouverte en 1997. Le Congrès américain a institué à partir de 1986 un jour férié en l'honneur de King (le troisième lundi de janvier).

Martin Luther King est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Why we can't wait (la Force d'aimer,1964) et Where do we go from here : Chaos or Comunity (la Seule Révolution,1967

# Posté le mardi 08 août 2006 09:24

DISCOURS DE MARTIN LUTHER KING

DISCOURS DE MARTIN LUTHER KING
Le 28 août 1963 c'est la Marche sur Washington ; Martin Luther King clôt la manifestation en prononçant le plus fameux de ses discours... "I have a dream...", devant 250 000 personnes réunies au pied du Lincoln Memorial.
"Il y a cinq fois vingt ans, un Grand Américain, dans l'ombre symbolique duquel nous nous tenons aujourd'hui, signait la Déclaration d'émancipation (...). Mais cent ans plus tard, le Negro n'est toujours pas libre (...). Cent ans plus tard, le Negro vit dans un îlot de pauvreté au milieu d'un océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Negro (...) se trouve en exil dans son propre pays (...). Maintenant est venu le temps de réaliser les promesses de la démocratie (...). Maintenant est venu le temps de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu."

D'après la légende, Martin Luther King a un trou à ce moment du discours. Il se met alors à improviser comme un prêcheur dans son Eglise. Il se serait raccroché à la première phrase d'un sermon qui lui avait traversé l'esprit :

"Je fais un rêve, c'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain (...) : nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux."
"Je fais un rêve, qu'un jour sur les collines rouges de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je fais un rêve qu'un jour, même l'Etat du Mississippi (...) soit transformé en une oasis de liberté et de justice. Je fais un rêve, qu'un jour en Alabama (...) les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches comme des frères et des soeurs. Je fais un rêve aujourd'hui ! je fais un rêve, qu'un jour, mes quatre enfants vivront dans un pays où ils seront jugés selon leur personnalité et non selon la couleur de leur peau."
"Avec cette foi, (...) je retourne dans le Sud. Avec cette foi, (...) nous travaillerons ensemble, nous prierons ensemble, nous lutterons ensemble, nous irons en prison ensemble, nous défendrons la liberté ensemble, sachant que nous serons libres un jour. (...) Et Ainsi nous hâterons la venue de ce jour où tous les enfants de Dieu - Noirs et Blancs,(...) Catholiques et Protestants - joindront leurs mains pour chanter l'ancien negro spiritual : "Enfin libres, enfin libres, merci Dieu tout-puissant, nous sommes enfin libres !
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# Posté le mardi 08 août 2006 09:30

LE SEIZIEME ROUND...RUBIN HURRICANE CARTER....

LE SEIZIEME ROUND...RUBIN HURRICANE CARTER....
Hurricane Carter est l'histoire de Rubin "Hurricane" Carter un homme qui rêvait de devenir champion du monde de boxe et dont les rêves de gloire furent pulvérisés lorsqu'il fut arrêté avec un autre homme pour un triple meurtre dans un bar du New Jersey. Accusés à tort, Rubin Carter et John Artis furent chacun condamnés trois fois à la perpétuité et jetés en prison. Décidant de canaliser sa frustration et son désespoir, Carter, dans sa cellule, entreprend de faire connaître son histoire au monde.
Malgré la publication de son autobiographie, le 16è Round, Carter reste derrière les barreaux, trouvant une sorte de paix en se détachant du monde et de la protestation que son cas soulève à travers les Etats-Unis (Bob Dylan, Muhammed Ali, la comédienne Ellen Burstyn, le poète Allen Ginsberg, les chanteuses Joni Mitchell et Joan Baez feront partie des contestataires).
Des années après, Lazarus ("Lesra") Martin, un adolescent noir originaire de Brooklyn mais vivant à Toronto, voit sa vie bouleversée lorsqu'il découvre le livre de Carter et se met à correspondre avec lui. Persuadé de l'innocence du boxeur, "Lesra" Martin (Vicellus Reon Shannon) convainc trois des Canadiens qui l'ont recueilli - Terry Swinton (John Hannah), Lisa Peters (Deborah Kara Unger) et Sam Chaiton (Liev Schreiber) - de monter une campagne visant à la remise en liberté de Carter.
La réticence de Carter à joindre ses efforts à ceux d'étrangers dont l'altruisme lui paraît suspect est bientôt balayée par leur passion extraordinaire. "La haine m'a jeté en prison, l'amour m'en fera sortir." Sa foi et sa détermination renouvelées, Carter reprend le combat. Vingt ans après le début de son incarcération, il sort enfin de prison, libre et réhabilité...

# Posté le mardi 08 août 2006 09:34

BOB BYLAN....

BOB BYLAN....
Hurricane, raconte l'histoire du boxeur Rubin Carter qui avait été accusé du meurtre de trois personnes en 1966. Dylan a eu envie d'écrire cette chanson après avoir lu l'autobiographie de Carter « The Sixteen Round ». Il l'a écrite après avoir rencontré le boxeur en prison en 1975 et aussi quelques uns de ses supporters. Les critiques de l'époque lui ont reproché de ne raconter qu'une version des faits, le passé de Carter était ignoré dans l'histoire que Dylan racontait. Malgré la publicité faite à propos de son cas et un nouveau procès, Carter fut de nouveau condamné, puis libéré en novembre 1985. Dylan n'a plus interprété cette chanson depuis le 25 janvier 1976.

Je vous offre cette traduction de Blowin'in the wind, et promis je traduis au plus vite HURRICANE et je la met en ligne

BLOWIN' IN THE WIND (1962)
ALBUM : "THE FREEWHEELIN' BOB DYLAN". - 1963
Blowin' In The Wind
Soufflée dans le vent

How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l'appeliez un homme?
Oui, et combien de mers la colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d'être interdits pour toujours?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air
Avant de voir le ciel?
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens?
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
Que beaucoup trop de gens sont morts?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien d'années une montagne peut-elle exister
Avant d'être engloutie par la mer?
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples
Avant qu'il leur soit permis d'être libres?
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
En prétendant qu'il ne voit rien?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent
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# Posté le mardi 08 août 2006 09:50

Un cht'i cadeau HURRICANE un chef d'oeuvre...BOB DYLAN en hommage à Rubin Hurricane Carter

Un cht'i cadeau HURRICANE un chef d'oeuvre...BOB DYLAN en hommage à Rubin Hurricane Carter
Hurricane Hurricane

Pistol shots ring out in the barroom night
Enter Patty Valentine from the upper hall.
She sees the bartender in a pool of blood,
Cries out, "My God, they killed them all!"
Here comes the story of the Hurricane,
The man the authorities came to blame
For somethin' that he never done.
Put in a prison cell, but one time he could-a been
The champion of the world.

Des coups de feu résonnent dans la nuit du bar
Arrive Patty Valentine de l'étage au-dessus.
Elle voit le barman dans une mare de sang,
s'écrie " Mon Dieu, ils ont tué tout le monde ! "
Voici l'histoire de Hurricane,
L'homme que ceux qui nous gouvernent ont accusé
pour une chose qu'il n'a jamais faite.
Mis entre quatre murs, alors qu'il aurait pu
Etre le champion du monde.

Three bodies lyin' there does Patty see
And another man named Bello, movin' around mysteriously.
"I didn't do it," he says, and he throws up his hands
"I was only robbin' the register, I hope you understand.
I saw them leavin'," he says, and he stops
"One of us had better call up the cops."
And so Patty calls the cops
And they arrive on the scene with their red lights flashin'
In the hot New Jersey night.

Trois corps gisant c'est ce que Patty a vu
Et un homme du nom de Bello, qui gesticulait bizarrement.
" J'y suis pour rien " dit-il en levant les mains
" Je faisais la caisse seulement, j'espère que tu comprends.
Je les ai vu partir ", dit-il, puis s'arrête
" Un de nous ferait mieux d'appeler les flics ".
Alors Patty appelle les flics
Et ils arrivent sur les lieux, leurs feux rouges lançant des éclairs
Dans la nuit chaude du New Jersey.

Meanwhile, far away in another part of town
Rubin Carter and a couple of friends are drivin' around.
Number one contender for the middleweight crown
Had no idea what kinda shit was about to go down
When a cop pulled him over to the side of the road
Just like the time before and the time before that.
In Paterson that's just the way things go.
If you're black you might as well not show up on the street
'Less you wanna draw the heat.

Pendant ce temps-là, très loin dans un autre coin de la ville
Rubin Carter et ses amis font un tour en voiture.
Le prétendant numéro un à la couronne des poids moyens
N'avait pas la moindre idée du pétrin dans lequel il allait bientôt se trouver
Quand un flic l'a fait se ranger sur le côté de la route
Comme la fois d'avant et la fois encore avant.
A Paterson c'est comme ça que ça se passe.
Si t'es noir tu fais mieux de pas te montrer dans la rue
A moins que tu veuilles attirer la flicaille.

Alfred Bello had a partner and he had a rap for the cops.
Him and Arthur Dexter Bradley were just out prowlin' around
He said, "I saw two men runnin' out, they looked like middleweights
They jumped into a white car with out-of-state plates."
And Miss Patty Valentine just nodded her head.
Cop said, "Wait a minute, boys, this one's not dead"
So they took him to the infirmary
And though this man could hardly see
They told him that he could identify the guilty men.

Alfred Bello avait un équipier et il tailla une bavette aux flics.
Lui et Arthur Dexter Bradley rôdaient justement aux alentours
Il dit " j'ai vu deux hommes sortir en courant, ils avaient l'air de poids moyens
Ils ont sauté dans une voiture blanche avec des plaques d'un autre Etat ".
Et Miss Patty Valentine approuvait de la tête
Un flic dit " Une seconde les gars, celui-là vit encore "
Alors ils l'emmenèrent à l'infirmerie
Et bien qu'il n'y voyait presque plus
Ils lui dirent qu'il pouvait identifier les coupables.

Four in the mornin' and they haul Rubin in,
Take him to the hospital and they bring him upstairs.
The wounded man looks up through his one dyin' eye
Says, "Wha'd you bring him in here for? He ain't the guy!"
Yes, here's the story of the Hurricane,
The man the authorities came to blame
For somethin' that he never done.
Put in a prison cell, but one time he could-a been
The champion of the world.

Quatre heures du mat', ils amènent Rubin,
Le conduisent à l'hôpital et le traînent dans les étages.
Le blessé regarde à travers son ½il mourant
Et dit " Pourquoi vous l'avez amené ? C'est pas lui ! "
Oui, c'est l'histoire de Hurricane,
L'homme que ceux qui nous gouvernent ont accusé
pour une chose qu'il n'a jamais faite.
Mis entre quatre murs, alors qu'il aurait pu
Etre le champion du monde.

Four months later, the ghettos are in flame,
Rubin's in South America, fightin' for his name
While Arthur Dexter Bradley's still in the robbery game
And the cops are puttin' the screws to him, lookin' for somebody to blame.
"Remember that murder that happened in a bar?"
"Remember you said you saw the getaway car?"
"You think you'd like to play ball with the law?"
"Think it might-a been that fighter that you saw runnin' that night?"
"Don't forget that you are white.

Quatre mois plus tard, les ghettos sont en feu,
Rubin en Amèrique du Sud, il défend son titre
Tandis qu'Arthur Dexter Bradley joue toujours au voleur
Et les flics lui mettent la pression, ils cherchent un coupable.
" Tu te souviens de ce meurtre dans un bar ? "
" Tu te souviens que t'as dit que t'avais vu la voiture des fuyards ? "
" Tu crois qu'tu pourrais coopérer avec la justice? "
" Tu crois que ça pourrait être ce lutteur que tu as vu courir cette nuit-là ? "
" N'oublie pas que tu es blanc. "

Arthur Dexter Bradley said, "I'm really not sure."
Cops said, "A poor boy like you could use a break
We got you for the motel job and we're talkin' to your friend Bello
Now you don't wanta have to go back to jail, be a nice fellow.
You'll be doin' society a favor.
That sonofabitch is brave and gettin' braver.
We want to put his ass in stir
We want to pin this triple murder on him
He ain't no Gentleman Jim.

" Arthur Dexter Bradley dit " je suis pas vraiment sûr "
Les flics : " Un pauvre type comme toi aurait besoin d'un répit
On t'a coincé pour le coup du motel et on cause à ton pote Bello
Si tu veux pas retourner en taule, sois un peu sympa.
Tu rendras service à la société.
Ce fils de pute est de plus en plus brave.
On veut lui coincer le cul
On veut lui mettre ce triple meurtre sur le dos
Il se prend pour Gentleman Jim.

Rubin could take a man out with just one punch
But he never did like to talk about it all that much.
It's my work, he'd say, and I do it for pay
And when it's over I'd just as soon go on my way
Up to some paradise
Where the trout streams flow and the air is nice
And ride a horse along a trail.
But then they took him to the jailhouse
Where they try to turn a man into a mouse.

Rubin pouvait mettre un homme hors-jeu d'un seul coup
Mais il n'avait jamais aimé vraiment en parler
C'est mon travail, disait-il, je le fais pour l'argent
Et quand ce sera fini je partirai aussitôt
Vers quelque paradis
Où coulent les rivières à truite et l'air est bon
Et j'irai à cheval par les sentiers.
Mais ils l'emmenèrent en prison
Où ils essaient de réduire un homme en souris.

All of Rubin's cards were marked in advance
The trial was a pig-circus, he never had a chance.
The judge made Rubin's witnesses drunkards from the slums
To the white folks who watched he was a
revolutionary bum
And to the black folks he was just a crazy nigger.
No one doubted that he pulled the trigger.
And though they could not produce the gun,
The D.A. said he was the one who did the deed
And the all-white jury agreed.

Toutes ses cartes étaient jouées d'avance
Le procès n'était qu'un cirque, il n'avait pas une chance
Le juge pour soutenir Rubin avait tiré des soulards des taudis
Pour les blancs qui regardaient ce n'était qu'un révolutionnaire minable
Et pour les noirs ce n'était qu'un nègre cinglé.
Personne ne doutait qu'il avait poussé la détente
Et bien qu'ils n'aient pas retrouvé l'arme,
Le procureur dit que c'était lui l'auteur du crime
Et le jury blanc fut d'accord.

Rubin Carter was falsely tried.
The crime was murder "one," guess who testified?
Bello and Bradley and they both boldly lied
And the newspapers, they all went along for the ride.
How can the life of such a man
Be in the palm of some fool's hand?
To see him obviously framed
Couldn't help but make me feel ashamed to live in a land
Where justice is a game.

Rubin Carter a eu un jugement truqué.
C'était un meutre de la plus haute gravité, devinez qui témoigna?
Bello et Bradley et ils mentirent effrontément
Et les journaux suivirent tous le mouvement.
Comment la vie d'un tel homme
Peut-elle être entre les mains de ces quelques crétins ?
De le voir victime d'un tel coup monté
Je ne peux m'empêcher de me sentir honteux de vivre dans un pays
Où la justice est un jeu.

Now all the criminals in their coats and their ties
Are free to drink martinis and watch the sun rise
While Rubin sits like Buddha in a ten-foot cell
An innocent man in a living hell.
That's the story of the Hurricane,
But it won't be over till they clear his name
And give him back the time he's done.
Put in a prison cell, but one time he could-a been
The champion of the world.

Alors que tous les criminels dans leurs costumes et leurs cravates
sont libres de boire des martinis en regardant le soleil se lever
Rubin est assis comme Bouddha dans une cellule de trois mètres
Un innocent dans un enfer vivant.
C'est l'histoire de Hurricane,
Mais elle ne sera pas finie tant qu'ils n'auront pas lavé son nom
Et rendu le temps qu'il a fait.
Mis entre quatre murs, alors qu'il aurait pu
Etre le champion du monde.

# Posté le mardi 08 août 2006 09:59