La co- dépendance
Tu choisis le périmètre où tu risques de fouler le bitume
En général, j'embraye vite pour éviter que ça fume
Tu regardes l'horizon, histoire de prendre la bonne direction
Et là tu enjambes pour éviter les questions
Tu n'oublis pas de consulter ton agenda
Ça te permet de zapper les blablas
Les heures défilent au gré du temps
Pas le choix, à moins de coller contre la vitre un aimant
Evite car le présent n'est qu'un milieu
Celui d'hier et de demain
Choisis toi un bel amant
Histoire de les faire parler à qui mieux mieux
Et n'oublies pas de passer la main
On essai de se glisser dans ou sous les normes
Moi, pour ça il faut que j'attende que ça dorme
Je suis dans l'attente d'un bouleversement
J'ai besoin de chamboulement, de changement
Les transferts ont lieu dans mon corps
Mais le c½ur et la tête s'exhibent en courbe comme des ressorts
Et puis un beau jour, ou un mauvais, un ouragan s'annonce
Et bien sur, les tripes fardées de ronces
Un esprit qui place les émotions en quinquonce
Ça te tombe sur le coin de la gueule
On passe ton c½ur à la meule
Ça se glisse dans les failles de ton âme
Ça réduit à néant la raison, l'amour se pâme
Ça ressemble à une bombe qui t'explose en plein c½ur
Un truc qui bouleverse ton horloge biologique
Un sentiment que les autres décrivent comme magique
La rencontre s'opère comme une partie de poker
Il te semble avoir du jeu mais t'as même pas une paire
Là tu ne peux pas bluffer, cette partie c'est ta vie
Tes mains glissent au centre de la table et tu dis : -« Tapis ».
Toi, tu l'aimes, et lui...
Il t'aime, mais il boit, il imbibe sa carcasse
Il se fracasse, et au passage il te fracasse
Chaque verre vide de sens ton univers
Chaque bouteille soulage son c½ur qui a tant souffert
Il aime t'infliger la punition suprême
Cette culpabilité qui te place au milieu d'une arène
Chaque minute se règlent en fonction des goulées
Le temps passe, mais t'as plus envie de jouer
Tu poses des règles pour avancer
Il en impose pour mieux reculer
Il ment, il te juge, il t'use
Et pourtant, il t'aime
Le prix à payer pour l'aimer
Est d'accepter sa destruction programmée
Il génère un sentiment appelé la peur
Tout les jours tu vis dans le déshonneur
Le seul moyen de ne pas le condamner
Le quitter et t'éloigner au plus vite
Ceci ne sera pas établi comme une fuite
Mais comme un moyen de te protéger
Des tempêtes et du mal être qui l'habite
Il a choisi de se voiler la face
Cela lui évite de faire face
Et toi tu décides enfin de laisser la place
Faut que tu sauves ta carcasse
Ne m'en veut pas mon amour
Mais j'ai besoin de revoir le jour
Juste envie de vivre pour ne plus survivre
A tout ces moments où tu te présentes à moi, ivre
Mon ivresse est l'amour que je te porte
Ton ivresse te fait claquer les portes
S'en est trop pour que je le supporte
Alors aide moi à reprendre mon indépendance
Et ne plus vivre la co-dépendance
slamaterrienne
Message dédié à tout ceux qui aiment et qui s'aiment, mon analyse sur la question ne regarde que moi et ce ne sont que mes vérités.
Ces vérités m'obligent à être radical pour ne pas être bancal, faut dire que j'ai décroché le pompon du manège à chevaux. Seulement là, y avait pas seulement un tour offert, y avait une succession d'obstacles à enjamber, et n'étant pas préparer au championnat du monde du saut à l'élastique, j'abandonne la partie et je rend le pompon à son propriétaire qui lui reste le champion du monde toutes catégories de la course à pied, tellement la fuite est longue, il ne cesse de courir et de déplacer du vent, dans le vent.
Pour d'autre le pompon n'offrait qu'un tour, alors ça reste jouable. Mais quand l'amour est vraiment présent, il permet d'enjamber les obstacles et de soigner les blessures en cas de chutes qui semblaient irréversibles.
Moi, je me tire, et en toute modestie je voudrais rajouter que lui n'a pas su voir qu'il avait décroché le pompon qui allait lui offrir tout les tours à venir.