oyais!oyais!

oyais!oyais!
Blog ouvert pour libérer la parole en faisant claquer les mots et effacer les maux
Bienvenue dans le monde du SLAM

la définition du SLAM ok! click sur GRAND CORPS MALADE et tu la trouves, fabien dit ça trés bien....http://www.grandcorpsmalade.com/

Ce clin d'oeil c'était obligé, je l'aime trop, plus loin je vous parle des autres ( ses acolytes) les claqueurs de mots de St Denis, John Pucc' Chocolat, S p'tit Nico, et blabla...hé! ho! c'est les fréroparigos à Véro ( slamaterrienne), y aura aussi quelques séquences réservées à Emokaré, Madame berte, Siann et blablabla c'est les fréros slamovalentino à Véro....

Pour essayer d'alléger certaines contrariétées ce site est effectivement une suite logique au mouvement SLAM, il est donc question de faire claquer les mots, et non pas de claquer les portes, les portes qui claquent bouchent le passage aux claqueurs de mots, et les mots qui claquent bouchent le passage aux claqueurs de portes.

Alors faisons résistance aux claqueurs de portes pour laisser libre accés aux claqueurs de mots, car ils aiment les courants d'air, seuls moyens pour permettre aux mots de prendre leur envol en totale liberté, et envoyer valdinguer les maux sur les pavés en prenant garde aux ricochets.

La morale de ce message, c'est qu'on souhaite s'éclater, se rassembler, se découvrir, échanger, s'exprimer, gueuler, gouailler, partager, s'aimer....et la morale de cette morale est qu'on ne devrait pas céder aux dealers de paradis, aux vendeurs d'illusions, au procés d'intentions et à un ramassi de préjugés, cet outil qu'est le SLAM est une poignée d'humanité liée à la poésie de rue et académique, c'est un trait d'union entre eux et nous, alors vivons tous ensemble cette expérience, cette aventure, cette tranche de vie........main dans la main.

à tout de suite dans mon univers


où vous pourrez lire de la poésie sous toutes ses formes, voir de belles personnes, et partager des émotions intenses, allé! monte dans le train, on décolle.

Et n'hésites pas à laisser tes commentaires, tes impressions, tes coups de gueule...sans rancune ici y a que de l'amour.


Pour certaines images je suis partis à la pêche sur le net...ainsi que pour les textes, chansons, poèmes qui ne sont pas de moi....

"Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit. Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part"


J'allais oublié, va faire un tour chez le pote XZWT7R..... http://xzwt7r.free.fr/ il a plein de choses à dire et à faire partager....
# Posté le dimanche 06 août 2006 10:11
Modifié le vendredi 25 août 2006 09:50

Montre leur le chemin

Montre leur le chemin
Montre leur le chemin

On est content de le voir mais on le croise pas souvent
On le cherche car souvent il fuit le vent
Mais toutes les directions nous ramènent à lui
Il semblait être l'essence même de la vie
Il aspirait à donner un sens à ma vie
Il équilibre mes relations avec l'autre
Il n'arrive pas à prendre sa place auprès de certains apôtres
Il a du mal à s'imposer comme une évidence
Malheureusement trop souvent il y a déviance
Beaucoup l'extermine, le foudroie, le banalise et l'oublie
D'autre le chérisse, le vénère, l'entretienne et le préserve
On ne peut pas le planquer dans un grenier
Ni même le ranger dans la réserve
On ne peut pas lui claquer le porte au nez
Sans demander au peuple qu'il le préserve
Ça signifierait que l'on ne croit plus en l'humanité
On ne peut pas l'oublier à tout jamais
On finirait tous à plat ventre sur le bitume
En attendant patiemment qu'il nous fume
Quel triste spectacle lié à notre ignorance
Habillé de notre indifférence, fardé de nos déviances
Poudré de nos différences, chaussé de notre intolérance
Demandons lui de nous redonner naissance
Accordons lui quelques bienveillances
Faudrait pouvoir le rendre indispensable
Malheureusement à la récitation des fables
Une interminable liste de passable
Faudra décommander le marchand de sable
Pour l'instant nous sommes sur des sièges éjectables
Ses positions, sa solidité, ses vérités sont irrévocables
Il a une fâcheuse tendance à paniquer les notables
Tu sais les mecs qui ont de beaux cartables
Et des cols de chemise interminables
On l'entend plus quand on passe à table
Ce silence qui s'impose est insupportable
Il en impose c'est certain mais c'est jouable
Je voudrais le présenter aux jeunes d'aujourd'hui
Leur parler de tout ceux qui l'on détruit
Parce que tout simplement ils n'ont pas appris
Au milieu des montagnes d'ennuis et de mépris
Je voudrais l'imposer aux hommes politiques
Histoire qu'ils apportent quelques modifications à leurs répliques
Les inviter ce dimanche à se joindre au pique nique
Les présenter à celui qui ne leur fera jamais la nique
Ainsi qu'à tout ces enfants de la République
Je voudrais le projeter sur un écran géant
Vous le présenter humblement de son vivant
Regardez le il est droit devant fier comme Artaban
Rendons lui hommage en le saluant, en le remerciant
De nous éviter d'être con trop souvent
Et de nous ramener à la raison en esquivant le vent
Je voudrais le faire grimper au sommet
Histoire de vivre une leçon collective de l'art d'aimer
La première fois que je l'ai croisé
Il portait une chemise froissé
Avec un long col écrasé
La deuxième fois que je l'ai croisé
Il portait une jupe plissée
Et une paire de pompes tressées
Souvent il a des couleurs variés
Quelques origines dénigrées
Des odeurs que j'ai oublié
Des valeurs que je partage
Pour continuer à tourner les pages
Je ne manque pas de lui rendre hommage
En lui permettant de ne pas redescendre de son nuage
Une valeur perdue que je souhaite m'approprier
Pour qu'ensuite ensemble nous puissions la partager
Nos administrations l'ont écrasés
Les pouvoirs publics l'ont carrément bafoués
Les institutions se sont vautrés sans pitié
Sans jamais nous consulter pour vérifier
Si son existence était confirmé
Reconnu à la naissance par l'humanité
A une certaine heure avancée
Aucune date n'étant précisée
Je valide sa capacité à nous mobiliser
Les profs essaient de le transmettre
Les élèves tentent de ne pas se le faire mettre
Les parents ont du mal à l'admettre
Pour certains ils ne peuvent plus se le permettre
Veuillez vous injecter sa substance
Et maîtriser quelques bienveillances
Essayons de tenir ensemble le cap en cadence
Les élus l'ont planqué dans leurs dossiers
Les hommes l'ont effacé de leur mémoire
Les femmes l'ont transformé en reboire et déboires
Les enfants sont passés à côté de son histoire
La France l'a condamné, elle a peur du miroir
L'Europe a tenté de le mobiliser, mais elle craint le noir
Le Monde essaie en vain de le conjuguer sans vouloir, sans pouvoir
Et moi j'essai de vous en parler pleine d'espoir
Pourquoi tant de monde dans le noir
Qui crève de peur de ne plus y croire
Qui flippe de voir en lui l'espoir
A cause d'une bande de crevard
Il choisit toujours la mauvaise gare
Et saute toujours dans le mauvais train
A cause de ces bandits de grands chemins
Qui promettent de lui tendre la main
En lui jetant au visage de la poudre de perlimpinpin
Pour en finir ils le laissent crever de faim
Ils pourrissent son destin, pour se faire un chemin
Alors moi je lève mon poing, je le traite avec soin
Lui demande de vous tendre la main, de vous montrer le chemin
Histoire de construire ensemble nos lendemains


Voilà je voulais juste vous parler de celui qui accompagne ma vie, le RESPECT.

Slamaterrienne

-« Je dédie ce texte à Fabien ( Grand Corps Malade) parce qu'il le vaut bien ». une phrase trouvée par terre dans les locaux de l'Oréal
# Posté le lundi 07 août 2006 10:21
Modifié le mardi 08 août 2006 18:25

Aimer ou l'art de le conjuguer

Aimer ou l'art de le conjuguer
Aimer, comment le conjuguer ?

Oyais ! Oyais !encore quelques démêlés
Avec ce verbe adoré par des milliers
Malheureusement banni par les blessés
D'où me vient cette formidable envie d'aimer,
Certainement de cette force qui m'a été donnée,
A force d'être rejetée, ballottée, humiliée.
J'avais fini par me résigner, abdiquer, me courber.
Aujourd'hui je confirme cette envie, ce besoin, de m'exprimer.
Peu importe si cela doit me coûter.
L'expression libre est ancrée dans ma définition du sentiment, liberté.
Distribuer de l'amour est ancrée dans ma définition du verbe, partager.
Ne rien attendre en retour est ancrée dans ma définition de cet état d'esprit, humilité.
Apprendre à l'autre à aimer est ancrée dans ma définition de ce qui me fait vibrer, humanité.
Peu importe si je perd ce besoin de réciprocité
L'essentiel restant de distribuer
Inonder la planète et les êtres du mot aimer
Et je vais chercher tout ses sens pour vous l'offrir
Qu'il soit fraternel ou passionnel
Amoureux , affectueux, peut importe le délire
Regardez mes yeux, ils vont tout vous dire
Ils devraient vouloir dire qu'ils sont prêts à l'accueillir
Jusqu'au dernier soupir.
J'ai ressenti depuis bien longtemps déjà
Que je n'étais pas là pour rien
J'ai trouvé ma place ici bas
Développer ma gouaille et créer des liens
Je m'interdis toute formes d'agressivité
Quand il s'agit d'aimer
Mais je me permet l'attentat verbal
Quand il s'agit de combattre le mal
Il s'exprime sous divers formes
Le jugement facile
Seule alternative, tu te faufiles
Ou encore, tu te jettes dans le vide
L'accusation qui valide, rapide
Celle qui te fait mal au bide
Le dénie de l'autre
Je pense à ta place
Ca m'évite de faire face
Et je vais m'asseoir Grand Place
Il n'est pas si simple que ça
De se tenir droit
De faire le premier pas
Je ne maîtrise pas
Mais je ne baisse pas les bras
Tu avances à grands pats et tu y crois
Souvent on dit des cordonniers
Qu'ils sont les plus mal chaussés
Je souhaiterais suggérer
Que quand tu véhicules des messages de paix
D'amour et de liberté
Je me dois de maîtriser
Toute atteinte à la sensibilité
Mon devoir est d'aimer
Mon droit est de me protéger
Mon devoir est de te protéger
Mon droit est de t'aimer
Ma réalité reste celle d'aimer
Je veux de l'amour à profusion
En distribuer à foison
Et s'il m'arrive d'être brouillon
S'il vous plait pas de procès d'intention
J'ai juste pas trouver le bon ordre
Pas trouver le bon ton
Je reconnais mon désordre
En distribuant sans limite
Tout ce qui m'habite
Histoire de ne plus jamais prendre la fuite
J'ai pas regardé les aiguilles de ma montre
Mon c½ur seul a guidé mes pas
Dans cette direction qui va à l'encontre
De ce qui bouscule mon moi
Ce moi qui me dit : -« Ouvre toi ».
Ce toi qui me dit : - « reste chez toi ».
Chez moi il n'y a plus de place
Je t'en prie, débrouilles toi avec ça
Et surtout par pitié, fais face.
Ces moments d'ambiguïté
Me font gamberger, douter
En leurs sincérité
A tout ces messagers du soir
Qui se disent porteurs de messages d'espoir
Mais je m'obstine à croire
Qu'à force de recevoir
Ils finiront par donner, donner
Sans relâche
Sans chercher à analyser
Ce qui ne se voit pas
Sans vouloir maîtriser
Ce qui ne l'est pas
Sans cette volonté de condamner
Ce qu'ils ne comprennent pas
Juste se poser là
Si prés les uns des autres
Se regarder et s'apprécier
Aller au delà de ces images qui nous personnalise
Et qui trop souvent nous réduise

Mon rêve est simple semblait-elle dire
Pour éviter le pire
Aimons nous les uns les autres
Sans procès d'intention
Luttons contre l'humiliation
Qui trop souvent ne tient qu'à un mot
Un geste, un sursaut
Je laisse à chacun la possibilité de trouver sa place
Et si il m'arrive de ne pas la trouver
Je promet de l'exprimer
En tenant compte de votre sensibilité
Sans oublier d'interroger mon humilité
Vouloir croire en ma sincérité
Amènerait à dire que vous cherchez la vérité
Cette vérité qui attise votre curiosité
Celle de comprendre le verbe aimer
Le conjuguer, vous l'approprier
Le faire chanter, le faire danser,
Le dessiner, le distribuer.
Et quand vous aurez fini cette course folle
Je vous attend là en bas de l'immeuble
Et ensemble nous allons prendre notre envol
Désolée, pour finir, il fallait que je meuble.
Car finalement en bas de l'immeuble
y a juste l'immeuble d'en face
alors je t'attend sur la place
y a largement plus d'espace

Slamaterrienne
# Posté le lundi 07 août 2006 17:13

C'est écrit dans la Bible....

C'est écrit dans la Bible....


Lèves toi et marches c'est écrit dans la bible
Il semblerait que la nécessité de marcher
Ne vienne que de l'idée d'avancer
N'est vrai que dans l'envie d'avancer

Allonges toi et dors c'est écrit dans sa bible
Il semblerait que la nécessité de dormir
Ne vienne que de l'idée de fuir
N'est vrai que dans la peur de fuir

Regardes et ris c'est écrit dans ta bible
Il semblerait que la nécessité de rire
Ne vienne que de l'idée de s'ouvrir
N'est vrai que dans le besoin de s'ouvrir

Bouges toi et vis c'est écrit dans leurs bibles
Il semblerait que la nécessité de vivre
Ne vienne que de l'idée de survivre
N'est vrai que dans la peur de survivre

Bouscules toi et aimes c'est écrit dans vos bibles
Il semblerait que la nécessité d'aimer
Ne vienne que de l'idée d'exister
N'est vrai que dans l'envie d'exister

Réveilles toi et dis c'est écrit dans nos bibles
Il semblerait que la nécessité de dire
Ne vienne que de l'idée d'écrire
N'est vrai que dans le besoin d'écrire

Embellis toi et séduis c'est écrit dans ma bible
Il semblerait que la nécessité de séduire
Ne vienne que de l'idée de s'épanouir
N'est vrai que dans l'envie de s'épanouir

Aimes toi et distribues c'est écrit dans ma bible
Il semblerait que la nécessité de distribuer
Ne vienne que de l'idée de partager
N'est vrai que dans le devoir de partager

Etant atteinte d'athéisme aigu voir profond
Pas d'embrouilles les bouffons
On interprète pas mes propos
C'était juste quelques mots
Pour poser quelques rimes
Afin de ne pas me taper une déprime.

Slamaterrienne
# Posté le lundi 07 août 2006 17:16

extrait de "On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset".

extrait de "On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset".
Acte I SCENE V


PERDICAN
Sais-tu ce que c'est que des nonnes, malheureuse fille ? Elles qui te représentent l'amour des hommes comme un mensonge, savent-elles qu'il y a pis encore, le mensonge de l'amour divin ? Savent-elles que c'est un crime qu'elles font, de venir chuchoter à une vierge des paroles de femme ? Ah! comme elles t'ont fait la leçon! Comme j'avais prévu tout cela quand tu t'es arrêtée devant le portrait de notre vieille tante! Tu voulais partir sans me serrer la main; tu ne voulais revoir ni ce bois, ni cette pauvre petite fontaine qui nous regarde tout en larmes; tu reniais les jours de ton enfance; et le masque de plâtre que les nonnes t'ont plaqué sur les joues me refusait un baiser de frère; mais ton coeur a battu; il a oublié sa leçon, lui qui ne sait pas lire, et tu es revenue t'asseoir sur l'herbe où nous voilà. Eh bien! Camille, ces femmes ont bien parlé; elles t'ont mise dans le vrai chemin; il pourra m'en coûter le bonheur de ma vie; mais dis-leur cela de ma part: le ciel n'est pas pour elles.

CAMILLE
Ni pour moi, n'est-ce pas ?

PERDICAN
Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire: Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; et on se dit: " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. "

Il sort.
# Posté le mardi 08 août 2006 09:21